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À Bababé, la radio ne se contente plus de parler dans les micros. Elle descend dans la rue, va à la rencontre des populations et devient, le temps d’une journée, un espace de culture, de mémoire et de dialogue.
La Journée culturelle de la radio à Bababé rappelle une évidence trop souvent oubliée : une radio locale n’est pas seulement un outil d’information. Elle peut être un véritable trait d’union entre les générations et entre les différentes composantes de la société.
Contes, chants, expressions culturelles, témoignages et échanges donnent à cette rencontre une dimension particulière. Derrière la fête, il y a un enjeu plus profond : faire vivre une culture qui risque de perdre progressivement sa place dans l’espace public si elle n’est pas transmise.
La radio peut justement jouer ce rôle.
Elle peut enregistrer la mémoire des anciens, donner la parole aux jeunes, valoriser les langues nationales, faire connaître les traditions locales et permettre à ceux qui vivent loin de Bababé de rester connectés à leur territoire.
Mais cette mission suppose une radio qui écoute autant qu’elle parle.
Une radio proche des citoyens ne doit pas être uniquement la voix des institutions ou des responsables. Elle doit aussi être la voix du quartier, du village, du cultivateur, de l’éleveur, de la femme, du jeune et de l’ancien.
La Journée culturelle de Bababé prend ainsi tout son sens : elle rappelle que la culture n’est pas un décor pour les cérémonies. Elle est une mémoire, une identité et un outil de cohésion sociale.
À condition que le micro reste ouvert.
Car une radio qui donne la parole au peuple ne diffuse pas seulement des programmes : elle fait vivre une société.