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Ce vendredi 28 novembre 2025, des militants des droits de l'homme ont organisé une marche pacifique pour dénoncer l'exécution de 28 soldats pendus par les geôliers dans la nuit du 28 novembre 1990 à Inal, à la veille de la célébration de l'indépendance de la Mauritanie. Cette atrocité, qui a marqué l'histoire du pays, est considérée comme un crime contre l'humanité et un affront aux droits de l'homme.
Malgré l'appel à la paix et à la non-violence, les manifestants ont été réprimés par les forces de l'ordre, qui ont procédé à des interpellations massives. Deux militants, Bouyagui Nagi et Abdallahi Hamodi, ont été blessés lors de l'intervention. Plus d'une vingtaine de personnes, hommes et femmes, ont été arrêtés et éparpillés entre plusieurs commissariats, dans des conditions qui suscitent l'inquiétude des défenseurs des droits de l'homme.
Cette répression montre que les autorités mauritaniennes ne sont pas prées à affronter leur passé et à rendre justice aux victimes de cette atrocité. Les associations de défense des droits de l'homme exigent la libération immédiate des militants arrêtés et l'ouverture d'une enquête indépendante pour faire la lumière sur les événements de 1990 et punir les responsables.