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Le président congolais relance le débat sur l’avenir institutionnel du pays en affirmant qu’une éventuelle révision constitutionnelle ne pourrait intervenir qu’après consultation populaire, sur fond d’incertitudes sécuritaires persistantes dans l’est de la République démocratique du Congo.
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a déclaré mercredi 6 mai à Kinshasa qu’il restait disposé à briguer un troisième mandat si la population congolaise en exprimait la volonté.
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Lors d’une conférence de presse, le chef de l’État a affirmé n’avoir « pas sollicité » un nouveau mandat, tout en précisant que « si les Congolais me demandent de revenir, je suis à leur disposition ».
Félix Tshisekedi a également insisté sur le fait qu’aucune modification ou révision de la Constitution ne saurait être envisagée sans consultation populaire, notamment par voie référendaire.
Cette déclaration intervient dans un climat politique sensible, alors que le débat sur une possible réforme constitutionnelle, susceptible d’ouvrir la voie à un troisième mandat, suscite de vives critiques de l’opposition ainsi que des Églises catholique et protestante, attachées au maintien de l’article 220 de la Constitution limitant le nombre de mandats présidentiels.
Sur le plan sécuritaire, le président congolais a averti que la poursuite du conflit armé dans l’est du pays pourrait compromettre l’organisation des élections prévues en 2028.
Selon lui, la tenue du scrutin serait difficilement envisageable sans la participation des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, épicentres des violences persistantes.
Cette prise de position relance les interrogations sur l’avenir démocratique de la RDC, entre impératifs sécuritaires, stabilité institutionnelle et débat sur l’alternance au sommet de l’État.